Technique du Raku

Prononcer rakou

Un peu d’histoire

Chojiro, un potier japonnais vivant au XVème siècle fabriquait des bols pour la cérémonie du thé. Ayant raté sa cuisson, il jeta les bols encore chauds dans la sciure et obtient des effets alors inconnus. Sa découverte fut le fruit du hasard. Son idéogramme en forme de sceau lui a été donné en 1588 par le souverain Hideyoshi. C’est grâce à cet honneur que son nom de famille devint RAKU. Depuis cette date, la dynastie ne s’est pas éteinte et de nos jours au Japon il existe encore des descendants qui portent ce nom et perpétuent cette tradition. On dit que Raku en japonnais veut dire « bonheur dans le hasard », je ne suis pas sure que ce soit vrai, si quelqu’un parle japonnais qu’il m’envoie un message.

La technique

La terre est modelée par le céramiste. Une fois terminée, la pièce doit sécher à l’air libre puis être cuite lentement pendant près de douze heures pour atteindre une température de plus de 1100°C. Après le refroidissement, la pièce est émaillée à l’aide d’oxydes métalliques. La pièce est cuite une seconde fois dans une four à bois ou à gaz pour atteindre une température proche de 900°C. Elle est alors défournée à cette température à l’aide de pince et plongée dans des copeaux de bois. Le choc thermique créé des craquelures sur les émaux et le noir de fumée va se déposer dans ces craquelures et sur les parties non émaillées. La pièce est nettoyée et va retrouver ses copines dans l’Atelier.

Merci à Jean Henri Bertrand pour avoir immortalisé cette pomme au four.

En 3 mots

On reconnaît une pièce Raku à ses craquelures, son noir de fumée, et aux lustres (reflets) sur l’émail.